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Camille Franch Guerra Et Evan Gerard-Bourgeau

Walkabout

2016-18

Sculptures et actions imperceptibles disséminées dans un jardin. édition.

Activation et prescription définit dans l’édition, à ce jour 26 oeuvres ont été réalisées.

Evan Bourgeau et Camille Franch-Guerra 

 

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Vues de l’installation Walkabout, dans le cadre de l’exposition Pensée Sauvage, organisé par No made à la Villa Roc Fleuri, 

Commissariat Denis Gibelin. 

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Ce projet est activer dans une réitération de la proposition originelle. 

Entre le jardin, préservé de sa nature-même et la friche oubliée, délaissée par l’homme, comme une fête foraine à l’abandon, il s’est construit ici et là quelques sortes de ruines futures. Une conception du principe d’éphémérité. À la fois visible et invisible, ces sculptures séparées dans l’espace du jardin forment un «ensemble ancien», une construction qui a pu être disséminée ; Chacun s’y trompe puis s’y retrouve, en tout cas il regarde partout pour peut-être voir ce qu’il espérait. Ces œuvres imperceptibles sont comme les pièges de la perception, elles disent de les regarder pour emmener le regard à côté, juste à côté, voire dessus, voire dessous. On doit se laisser aller aux sollicitations de l’environnement, aux dérives provoquant des situations, des rencontres et/ou le processus inverse. Puis, l’œil tombant dessus, c’est une sorte de mirage qui s’effectue dans la pensée, dans la réalité. Puisque nous sommes alors face « au même » au «semblable» à «la nuance».

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Index (poétique): 

1.
une pierre sans histoire: qu’en est-il des objets photographiés dans le but de rendre à ces objets leur image? cette pierre est sacrée et nous l’avons vêtue de son habit. son propre habit, sa photographie est incrustée sur sa face afin de lui rendre sa place, son propre déplacement, son propre mode de se présenter au monde. c’est-à-dire : une place de regardeur. 

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aquarium cristallisé: l’eau de la mer, morte dans l’aquarium, littéralement enterrée. non-site dans le site. contenant/contenu.
deuxième et troisième dimensions - nature/culture - temps/espace


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aquarium sablé : le sable de la plage, mort dans l’aquarium forme une dune. un désert ou bac à sable ou un désert exemplaire. chaque grain de sable était une métaphore morte qui égale l’intemporalité. 

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acanthe : reconstitution d’un buisson d’acanthe avec les branches de celle-ci morte. la mort de l’art et l’amour de la nature. l’amour de l’art, la mort constructive. 

 

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plante tournante: reproduction mécanique d’un mouvement naturel imperceptible. 

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Lipaugus vociferans: un son d’oiseau diffusé dans le jardin, comme une hallucination, une boussole originale (naturelle) qui substitue notre nécessité d’orientation. une boussole de l’errance. 

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une fleur en plastique: totem mortuaire dont le sujet mort est lui-même. esthétique de la vanité. ou vanité de l’esthétique. 

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idée de chaise: une chaise ordinaire perçue dans un miroir, vue au travers des buissons et arbustes, l’ombre d’une plante sur l’assise. multiplication de la représentation d’une même chose. le concept au travers de l’ensemble, l’unicité de la représentation n’existe pas. trois éléments exposés, un objet, une image, une expérience, tous reliés par l’idée de chaise. une plante comme renouvellement d’une idée. 

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les plantes hybrides:fausse mutation, fortuite construction, autant de vérité dans l’in- connu que dans le connu. voir plus loin. 

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le terrier :comme la porte du corps, comme la porte de l’esprit, le terrier est une introspection infinie. c’est un espace qui n’a pas de sortie. tout ce qui rentre, s’y perd. sauf, celui qui l’a construit. ce dernier est le terrier, il a construit un abris-piège. 

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Entre le jardin, préservé de sa nature-même et la friche oubliée, délaissée par l’homme, comme une fête foraine à l’abandon, nous avons construit ici et là quelques sortes de ruines futures. Une conception du principe d’éphémérité. À la fois visible et invisible, ces sculptures séparées dans l’espace du jardin forment un «ensemble ancien», une construction qui a pu être disséminée; Aussi bien que nous cherchons nos pièces dans l’espace, nous voulons que l’autre, s’y trompe puis s’y retrouve, en tout cas qu’il regarde partout pour peut-être voir ce qu’il espérait. Ces oeuvres imperceptibles sont comme les pièges de la perception. Elles disent de les regarder pour emmener le regard à côté, juste à côté, voire dessus, voire dessous. On doit se laisser aller aux sollicitations de l’environnement, aux dérives provoquant des situations, des rencontres, des états-d’âme, et/ou le processus inverse. Puis, l’oeil tombant dessus, c’est une sorte de mirage qui s’effectue dans la pensée, dans la réalité. Puisque nous sommes alors face « au même » au « semblable » à « la nuance ».